
Le projet de réunir dans un ouvrage publié des morceaux choisis parmi l’œuvre du doyen HAURIOU coïncide avec la (re)découverte de sa sépulture (à Nonac en Charente) au moment où elle allait rejoindre l’indifférence d’un caveau municipal faute d’entretien.
Au jour où sortiront les Miscellanées, du reste, une plaque sera déposée sur ladite tombe et une petite cérémonie sera organisée afin d’honorer la mémoire du doyen toulousain.
Que contiendra alors cet ouvrage ou recueil d’œuvres et extraits commentés et présentés ?
A- Des œuvres méconnues
La réimpression in extenso de l’article « Le droit naturel et l’Allemagne » paru en 1918 dans le Correspondant. Il s’agit d’une œuvre sujette à critiques ; elle sera commentée par le pr. Valérie LASSERRE (Université du Maine, CLUD) ;
La réimpression in extenso de l’article « L’ordre social, la Justice et le droit » paru en 1927 dans la Revue trimestrielle de droit civil. L’article sera commenté par le pr. J-A. MAZERES (Université de Toulouse I Capitole) ;
B- Des œuvres fondatrices mais peu accessibles sur support papier et parfois mal connues
La réimpression in extenso de l’article mythique sur « la formation du droit administratif » paru en 1892 à la RGA (Revue BLOCK) puis en 1897 sous sa forme plus connue au Répertoire BEQUET ; l’article est très connu mais sera commenté (par le pr. TOUZEIL-DIVINA (Université du Maine, CLUD)) d’un autre point de vue en y décelant certains mythes sciemment ou non véhiculés par HAURIOU ;
La réimpression in extenso de l’article « La théorie de l’institution & de la Fondation » paru en 1925 aux Cahiers de la nouvelle journée ; il serait commenté par le pr. J-G. SORBARA (Université de Toulouse Capitole I) ;
La réimpression in extenso de l’article « Le pouvoir, l’ordre, la liberté et les erreurs des systèmes objectivistes » paru en 1928 dans la Revue de métaphysique et de morale ; il sera commenté par le pr. J-M. DENQUIN (Université Paris Ouest Nanterre la Défense).
C'est une association à but non lucratif, personne morale de droit privé, composée de juristes mais aussi - et surtout - une très belle aventure humaine. Selon nos statuts, le CLUD " repose sur l’échange, le partage, la recherche et l’information mutuelle de ses membres et sympathisants." Le Collectif est en ce sens formé " de juristes essentiellement universitaires (mais aussi praticiens) convaincus de la nécessité impérieuse de (re) créer des liens entre privatistes, publicistes et historiens (et réciproquement) et de militer contre l’autonomisation des branches du Droit". En outre, par-delà le cercle des juristes, "le CLUD, convaincu de la richesse des échanges et de la nécessité de l’interdisciplinarité, a également vocation à partager sur ses thématiques de réflexions avec des non-juristes".